Au Moyen Age, les expressions corporelles sont considérées par l’Eglise comme des manifestations diaboliques et la gymnastique disparaît pendant plusieurs siècles. Elle réapparaît à la Renaissance avec les saltimbanques qui introduisent les anneaux, les jongleries et les acrobaties pour divertir le public pendant les fêtes.
L’exercice physique est aussi réhabilité sous la plume d’auteurs célèbres comme Rabelais (Gargantua), Montaigne (Essais), Jean-Jacques Rousseau (Émile). Tous insistent sur le rôle éducatif de la gymnastique et sa contribution à l’harmonie du corps et de l’esprit.
Au 19ème siècle la gymnastique est destinée à préparer les militaires et les pompiers et reste exclusivement masculine. Les agrès, l’ensemble d’appareils utilisés aujourd’hui en gymnastique artistique : anneaux, barres, cheval d’arçon, table de saut, poutre et sol, font leur apparition. Les hommes pratiquent les barres parallèles, le cheval d’arçon, la poutre, le trapèze, la corde et les échelles. Pour les femmes, la gymnastique continue à être très peu répandue et consiste en mouvements chorégraphiques de groupe.
En 1881 est crée la première fédération européenne, Fédération européenne de gymnastique (FEG), qui deviendra en 1922 la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG). En 1896 ont lieu les premiers JO Modernes à Athènes. La gymnastique fait partie du programme de ces JO mais reste toujours réservée aux hommes. C’est là aussi que naît la gymnastique artistique nommée ainsi afin de se différencier des pratiques militaires.


